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Top articles

  • Le Paradis perdu de Georg Trakl

    04 novembre 2015

    En hommage à Georg Trakl et à l'occasion du centenaire de sa disparition en novembre 1914, vient de paraître chez Recours au Poème éditeurs un essai accompagné d'une traduction nouvelle des poèmes majeurs du poète autrichien. Ce livre numérique qui peut...

  • Béatrice Douvre, si proche du vivre

    24 janvier 2011 ( #Passagères du temps )

    « Contre mes pas obscurs se hissait l’épaule d’un dieu mort, j’arrivai au dernier port, l’ange qui se hâtait me quitta, et j’ai marché, légère, car marcher maintenant m’éclairait. » Nous marchons ici sur les pas de Béatrice Douvre vers ces contrées où...

  • Pierre Reverdy, grandeur nature

    25 janvier 2011 ( #Passeurs de rives )

    Aller à la rencontre de Pierre Reverdy, c’est rejoindre le courant « où rien n’est clair, où tout se mêle » parmi les choses de la réalité, à la recherche de ce « réel désiré qui manque », toujours et encore. L'or du temps Une main fermée sur le vent....

  • Martine Broda, dans le grand jour qui tremble

    27 janvier 2011 ( #Passagères du temps )

    Aujourd’hui disparue, Martine Broda poursuit l'interminable mystère du « grand jour » qui tremble sous l'arche du poème, à l'envers du ciel avec lequel nous vivons et dont les innombrables étoiles sont tombées, abandonnant dans nos yeux des traces de...

  • Marina Tsvétaïéva, le feu même où chante le vertige

    28 janvier 2011 ( #Passagères du temps )

    Exilée dans la tourmente de l’Histoire, Marina Tsvétaïéva a fait de son existence tout entière un manifeste poétique embrassant la rugueuse réalité couchée dans l’ornière du temps, traduction de l’impossible érigé en règle de vie. Une fleur est accrochée...

  • Charles Baudelaire, l’expérience du réel mis à nu

    29 janvier 2011 ( #Passeurs de rives )

    Un événement au sens de l’impossible a surgi avec Les Fleurs du Mal, il y a maintenant cent cinquante ans, dans l’horizon du langage tel que Charles Baudelaire s’en est emparé. Il a permis d’ouvrir la pensée des modernes à cet effort de traduction nécessaire...

  • Ossip Mandelstam, l’aède sans feu ni lieu

    30 janvier 2011 ( #Passeurs de rives )

    Funambule au pas pressé, Ossip Mandelstam n’a cessé de poursuivre « le bruit du temps », ce temps retourné par le soc du poème qui secoue les mots de leur fardeau d’habitudes. Demeuré dans la distance que ne sut garder Orphée, il n’a cessé de chercher...

  • Roberto Juarroz, l’approche verticale du poème

    02 février 2011 ( #Passeurs de rives )

    Fidèle au temps de l’éclair, Roberto Juarroz a inauguré une évidence nouvelle, celle d’un périple poétique au long cours qui aura contribué à changer notre rapport à la réalité. De la chute promise aux êtres et aux choses, seul le poème par son pouvoir...

  • André du Bouchet, une prose à la marge

    05 février 2011 ( #Passeurs de rives )

    Sur des chemins escarpés jusqu’à l’aridité de la pierre, André du Bouchet a délivré l’espace autour des mots en de grandes traînées sur les pages ou dans l’éclatement des mots dispersés comme poussières qui dansent sur les arêtes de l’air. Assuré de l’étrangeté...

  • Christine Lavant, une voix unique dans l’inachevé

    16 février 2011 ( #Passagères du temps )

    Depuis la Carinthie qui la vit naître en un temps voué à la tragédie, la voix brûlante de Christine Lavant, celle qui aurait aimée être juive, a traversé la part du siècle dernier qui lui revint, en dépit d’une vie de pauvreté et d’abandon constant. Menant...

  • José Ángel Valente, une leçon de ténèbres

    10 mars 2011 ( #Passeurs de rives )

    « Ma devise est de nager à contre-courant » disait José Angel Valente pour qui la poésie devint un filet à attraper ces éclats de réel qui figurent toujours autre chose que ce qu’on attendait. Poète de la mémoire et d es signes , il en poursuivit l’absolu...

  • Giuseppe Ungaretti, l’allégresse des naufrages

    06 avril 2011 ( #Passeurs de rives )

    De cette terre promise dont toute chose est issue et où tout s’en retourne, Giuseppe Ungaretti est venu témoigner, simple piéton dans la nébuleuse du temps qui a charrié sa vie, fétu de paille, brève palpitation « sous la poussée mortelle » de la vague...

  • Marina Tsvétaïéva, l'exil d'une voix dans le siècle

    07 mai 2011 ( #Passagères du temps )

    D’un dernier état des lieux, seule à seule contre tous, Marina Tsvétaïéva sut mesurer l’insomnie à la toise du poème devenu linceul du temps. Nourrie de telles cendres, offerte à tant de pertes, la voici qui conjugue dans la même saison de l’espoir, l’amour...

  • Sylvia Plath, infatigable sous le harnais des mots

    11 mai 2011 ( #Passagères du temps )

    Comme la marée qui déferle et chaque jour vient recouvrir le terrain perdu, Sylvia Plath n’a cessé de tisser sa toile autour de la disparition incessante du temps. Ses poèmes écrits avec l’obstination de la vague à l’assaut de l’écueil ont retenu les...

  • François Villon, le voyageur aux mains nues

    30 mai 2011 ( #Passeurs de rives )

    Comète poursuivant sa route hors du jardin médiéval qui la vit naître, la voix de François Villon, « l’incomparable », irradie notre ciel de son legs d’infortune avec ses manières de rimes et de coupes jusqu'au jargon de la Coquille et ses exquises bigarrures....

  • Jean Genet, le funambule foudroyé

    14 octobre 2011 ( #Passeurs de rives )

    Lutteur impénitent et apôtre de la trahison, Jean Genet a su peupler sa solitude radicale héritée d’une enfance vécue dans la relégation et la marginalité, en révélant les figures enfouies du crime commis en commun. De cet attrait du Mal qui finit par...

  • Hélène Berr, une ombre chère parmi les vivants

    07 décembre 2011 ( #Passagères du temps )

    Des jours tragiques de l’Occupation, la voix d’Hélène Berr demeure le témoin lumineux des heures englouties dans la blessure béante du temps. Elle est cette parole désormais retrouvée, venue jusqu’à nous entre les pages de simples cahiers d’écolier remplis...

  • Jorge Luis Borges, dans le miroir du temps

    21 janvier 2012 ( #Passeurs de rives )

    « Comme la feuille que le fleuve emporte », Jorge Luis Borges a traversé le labyrinthe des jours qui furent siens jusqu’à se perdre dans le déclin du siècle dont les échos nous parviennent encore, éclats de voix mêlés aux accents argentins de la milonga....

  • Ingeborg Bachmann, dans le feu de vivre et de mourir

    25 juin 2012 ( #Passagères du temps )

    Jusque dans son inachèvement, la prose incandescente d’Ingeborg Bachmann arpente la terre dévastée de l’après-guerre où cette vérité qu’elle voulait arracher comme « une confession à la chair », la vérité du temps en sursis ne cesse de brûler dans les...

  • Jacques Dupin, le pas en chemin vers l’inconnu

    15 novembre 2012 ( #Passeurs de rives )

    Comme « un contre-chant disloqué » qui descend dans la gorge, la poésie de Jacques Dupin tourne résolument le dos au mystère salvateur de la langue. La récitation vaine du mythe nous éloigne de la peau des choses livrées à l’effondrement et à leur « foisonnante...

  • Charles Racine, une vie dans l’étreinte des jours

    14 avril 2013 ( #Passeurs de rives )

    Entraîné par « cette longue légende » qui lui apparut « peut-être » sur un chemin « englouti d’avance », Charles Racine a vécu l’aventure d’un corps en équilibre sur le fil de l’exil, tenu à ce pas au-delà « qui précipite la route hors du pas » jusqu’à...

  • Rainer Maria Rilke, la voile blanche des Élégies

    09 février 2011 ( #Passeurs de rives )

    Comme une constellation qui s’éloigne dans le cercle des nuits stellaires, Rainer Maria Rilke a porté l’indicible « au rang de l’existence ». Solitaire au cœur de la solitude, il n’a cessé d’affirmer contre les écueils du temps, qu’il n’y avait d’autre...

  • Georg Trakl, entre rêve et folie

    03 novembre 2014 ( #Passeurs de rives )

    Prise dans les contradictions de son enracinement dans la réalité de son époque, la poésie de Trakl constitue à elle seule un monde peuplé de signes qui interrogent le destin comme élément d’un langage premier. Elle participe d’une voix unique à l’immense...

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Blog D'alain Fabre-Catalan

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  • Alain Fabre-Catalan est poète, traducteur et membre du Comité de rédaction de la Revue Alsacienne de Littérature à Strasbourg. Il a publié en 2013 aux éditions Les Lieux-Dits un ensemble de proses, VERTIGES.
  • Alain Fabre-Catalan est poète, traducteur et membre du Comité de rédaction de la Revue Alsacienne de Littérature à Strasbourg. Il a publié en 2013 aux éditions Les Lieux-Dits un ensemble de proses, VERTIGES.

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L'Atelier du poème

◊ Ce qui témoigne que quelque chose s’est écrit, s’apparente ici à la figure irrégulière du poème se donnant à lire sur le glacis du papier ou bien l’écran en son rafraîchissement permanent.

 

◊ C’est la trace d’une présence dès lors évanouie, hormis les mots qui tentent d’en retenir l’empreinte. Son ultime destination n’a d’autre adresse que le saisissement d’un regard dans l’entrelacement des signes.

 

◊ Avec ce degré de considération accordé au grain d’une voix, vous êtes dans l’instant seul à en recueillir l’écho, cette résonnance qui parle à l’oreille du lecteur.

 

 Qui habite la voix patiente de la langue pour en faire son ultime demeure a le privilège de s’affranchir du temps. Telle une parole qui se découvre, jetée sur nos pas hésitants, la clarté seule devrait suffire.

 

◊ Avec ce peu de chose déployé dont le vol ressemble à un passage d’ombres insaisissables, « désaccordée, comme par la neige », résonne et nous atteint « la cloche dont on sonne pour le repas du soir ».

 

◊ La lumière ainsi retrouve son chemin et le simple bruit d’un ruisseau nous dévisage au détour d’un mot, d’une phrase posée là, en attente sur la page.

 

◊ Un instant sauvegardée, cette part du monde qui semblait perdue bruisse sur nos lèvres. Est-ce le fruit de l’air qui parle à notre oreille, ce dévoilement qui donne force vive en écho à des paroles que sépare le temps ?

Éclats De Voix